BMW M2 CS : 530 ch et chrono record pour la baby-M

Avec 530 chevaux, un châssis affûté à l’extrême et un kit Track signé BMW M Performance, la nouvelle M2 CS confirme la promesse du label : transformer la « petite » M en authentique missile thermique, à la veille de l’ère électrique chez BMW M.

L’ultime M2 thermique enfile son habit de course

Présentée fin 2025 et commercialisée en série depuis le printemps 2026, la BMW M2 CS (G87) marque un tournant : 2026 est officiellement la dernière année où BMW M proposera une gamme entièrement thermique, avant l’arrivée de modèles électriques au sommet de la pyramide. La M2 CS profite de cet « entre-deux » pour porter le 6-cylindres en ligne S58 à un niveau encore inédit sur la baby-M, dans la lignée des illustres M3 CS et M4 CSL qui l’ont précédée.

Le moteur 3,0 litres biturbo grimpe à 530 ch et 650 Nm – soit 50 ch et 50 Nm de plus que la M2 Competition. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,7 secondes, mais les essais indépendants américains l’ont mesuré à 3,2 s en conditions optimales, jusqu’à 3,1 s sur surface adhérente. La vitesse maxi est repoussée à 302 km/h grâce au pack M Driver’s Package livré de série.

BMW M2 CS sur circuit, séance de roulage
La M2 CS pousse la baby-M à 530 ch et 302 km/h.

Châssis, suspensions, freins : la totale

Au-delà du moteur, la CS mise tout sur le châssis. Les ressorts sont raidis, les barres antiroulis revues, le porte-à-faux arrière allégé et la voie élargie. Le pack carbone (toit, capot, splitter, diffuseur, jupes) fait perdre une trentaine de kilos par rapport à la M2 Competition. La direction conserve l’assistance variable maison mais bénéficie d’un mapping spécifique CS, plus consistant à mi-course.

Le système de freinage M Carbon Ceramic devient de série, là où il était optionnel sur la M2 Competition. Les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 sont fournis en première monte, en 275/35 ZR19 à l’avant et 285/30 ZR20 à l’arrière, avec en option des Cup 2 R encore plus radicaux. La transmission est exclusivement automatique 8 rapports M Steptronic, avec différentiel Active M actif sur l’essieu arrière.

Sur circuit : « la meilleure BMW M jamais produite »

Les médias spécialisés ont multiplié les essais piste cet hiver. MotorTrend a placé la M2 CS au sommet de son classement « figure-eight » historique chez BMW, tandis que Car & Driver l’a saluée comme « la sportive la plus pure du portefeuille M actuel ». Sur le 0-400 mètres (¼ de mile), les chronos affichent 10,9 secondes à 203 km/h, autant que la M4 CS, pour 200 kg de moins.

BMW propose en complément un nouveau M Performance Track Kit officialisé fin avril 2026. Composé d’un échappement titane, de demi-coques composite, d’un kit de freins racing et d’un châssis revu, il est homologué route mais clairement conçu pour la piste. Sa cible : les puristes qui veulent rouler en NLS ou en track day sans toucher au catalogue d’usine. Comme nous l’expliquions dans notre veille des dernières actualités BMW Motorsport, BMW M cultive ce lien direct entre route et compétition GT3.

Prix, positionnement et concurrence

Aux États-Unis, la M2 CS s’affiche à 108 000 dollars de base, soit environ 22 000 dollars de plus que la M2 Competition. En France, BMW France a confirmé une enveloppe autour de 110 000 € hors options pour les premiers exemplaires livrés au cours du printemps 2026, pour une production limitée mais pas chiffrée officiellement par la marque.

Face à elle, la Porsche 718 Cayman GT4 RS (496 ch, 154 000 €) joue dans une autre catégorie de prix mais reste la concurrente directe en termes de pureté de conduite. Plus proche, la Mercedes-AMG A 45 S et l’Audi RS 3 ne peuvent rivaliser sur les sensations propulsion. La M2 CS reste seule sur son segment : un coupé propulsion 6-cylindres à transmission automatique sportive radicale, héritier direct des M3 E46 et M3 E92 dans la lignée des baby-M.

Un baroud d’honneur avant l’électrique

BMW M a confirmé fin 2025 que la prochaine génération M3 (ZA0, prévue après 2027) basculerait vers l’électrique, avec une puissance attendue entre 800 et 900 ch. La M2 CS est donc l’avant-dernière icône avant que le 6-cylindres en ligne ne tire sa révérence sur la « petite » M. Pour les passionnés, elle est aussi un point d’entrée dans une certaine idée de BMW M : moteur thermique haut perché, propulsion intégrale, châssis affûté pour la piste mais homologué route.

Comme nous l’évoquions dans notre essai BMW M5 Touring G99, la division M traverse une mue sans précédent. La M2 CS en est le contrepoint thermique le plus pur. Avant le silence électrique, place au chant du S58.

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